Questions fréquentes

Combien de temps mettez-vous pour écrire un roman ? Environ une année.

Comment avez-vous contracté le virus de l’écriture ? Je vous invite à lire ma bio qui répond partiellement à cette question.

Quel est votre rythme d’écriture ? J’écris en fonction du temps que j’arrive à arracher à mes obligations professionnelles. C’est souvent au dépend de mes nuits de sommeil.

Où prenez-vous vos idées ? Les faits divers, les infos, mon vécu, des souvenirs… je suis une éponge, écrire me permet d’essorer le trop plein.

Est-ce que vous pensez pouvoir en vivre ? Non, écrire est un loisir, pas un plan de carrière programmé avec une étude de rentabilité. Je ne me fais aucune illusion sur une reconversion officielle.

Quel est votre avis sur les éditeurs ? Ils sont des marchands astreints à des résultats. Un milieu fermé où il vaut mieux être connu voire pistonné si l’on souhaite en franchir la porte. Un auteur n’est qu’un outil pour eux, essentiel certes, mais un outil. On le choisi, on l’utilise, on le jette…

Pourquoi avoir choisi d’être publié par Edilivre ? En 2007, lorsque j’ai écrit « Des anges en enfer », je ne souhaitais faire qu’une simple nouvelle pour alimenter mon site d’écriture et puis la nouvelle en question a pris de l’ampleur, elle est devenue un roman. Des proches m’ont alors vivement suggéré de proposer le manuscrit à des maisons d’édition. Après des semaines d’hésitation, j’ai fait le tour d’Internet afin de « voir » comment il fallait s’y prendre pour approcher des éditeurs, car il faut bien l’avouer, pour un néophyte ce monde est un vase clos. Alors : lequel choisir ? Comment s’y prendre ? Les avis ? Les critiques ? Les arnaques ? Les victimes ? Les probabilités ?... Le constat fut aussi édifiant que révélateur. A partir de là, j’ai opté, pour l’édition en ligne qui me paraissait la méthode la plus simple pour l’amateur réaliste et découragé que j’étais. J’ai donc expédié mon histoire à cinq maisons qui proposaient sensiblement les mêmes prestations. Une était une escroquerie, les quatre autres m’ont proposé un contrat d’édition. La suite s’est déroulée comme prévu : j’avais un beau livre. Le nombre de ventes, la gloire et l’envie de devenir un écrivain à temps plein, riche et célèbre n’était pas le but initial, donc tout  le monde était content. Cette publication clause, « Délires d’insomniaque » s’est fait dans la foulée. Je me suis dit : « pourquoi ne pas tenter d’en faire un livre également, puisqu’il s’agit d’un recueil des nouvelles que j’avais déjà écrites par le passé » ? Et l’essai s’est aussi transformé. Sauf que le bouquin a été classé dans un genre qui ne correspond pas au sujet.

Pour bien comprendre ma démarche, il faut prendre en compte mes attentes. Pour moi, écrire reste avant tout un loisir, comme d’autres font de la peinture ou bien du sport. Que mon histoire se concrétise par un livre palpable est une satisfaction non négligeable, mais il n’est pas question que cela devienne une prise de tête. Le temps permet également d’apprendre, de progresser, de s’améliorer avant de brûler les étapes. A moins  bien sûr d’estimer avoir un talent suffisant pour ouvrir les portes d’Albin Michel ou de Grasset sans piston, ce n’est pas mon cas.

Pour conclure : Ecrire un roman c’est chaque fois se remettre en question, mais c’est surtout conserver au fond de soi l’envie de s’exprimer au travers des mots. L’essentiel étant avant tout de faire ce qui plaît, rester libre et garder la tête froide. Rédiger une histoire sur un site d’écriture, écrire un roman ou un conte pour enfant, participer à des concours de nouvelles, mettre en place une future histoire, c’est chaque fois se remettre en question, s’orienter vers des thèmes différents et passionnants. Mais c’est surtout savoir conserver au fond de soi l’envie de s’exprimer au travers des mots. L’essentiel étant avant tout de faire ce qui plaît, rester libre et garder la tête froide. Malheureusement, combien d’auteurs courent les maisons d’édition, des rêves de gloire plein la tête, et se targuent d’être " écrivain " parce qu’ils ont pondu 100 pages. Et combien d’entre eux restent sur le carreau dépités et aigris ? Il serait d’ailleurs intéressant de posséder des statistiques définissant le nombre d’auteur écrivant par passion, et le nombre de ceux qui sont prêt à tout pour espérer se faire de l’argent?

Ecrire pour être lu est bien logique, cependant depuis quelques années, on évolue dans une sombre période où la bonne parole se distribue avec des bénédictions presque papales par des pros du paf qui imposent ce que l’on doit lire tandis que des « éditeurs » cherchent à se faire un maximum d’argent sur le dos de candides utopistes en mal de gloire. Tout le monde s’il s’en donne les moyens à la capacité d’écrire une histoire, le faire est déjà une belle réussite personnelle. Vouloir ensuite franchir les portes de l’édition s’apparente plus à un parcours du combattant semé d’embûches plutôt qu’à une promenade de santé, il faut en avoir conscience dés le début. Et Surtout, ne jamais payer pour être publié ! Là commence l’escroquerie.

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