Présentation

chem.jpgPassionné des mots, membre de l'UERA, je consacre mes loisirs à l’écriture. Pour cela je m’appuie sur mes voyages et mon vécu au parcours atypique où j’ai côtoyé le meilleur comme le pire pour nourrir mes écrits sans concessions...

 

 

 

Biographie

Un Homme… une vie.

Il est des ascensions sociales qui forcent l’admiration, donnent courage et espoir, font croire à la face du monde qu’une réussite professionnelle doublée d’une réussite privée est grandement possible quand le courage, l’abnégation, la persévérance anime l’individu. Pourtant, Richard PHILIPPE est de ceux que la vie n’a pas ménagé.

Né dans le Vaucluse il y a une cinquantaine d’année dans un milieu ouvrier, il s’est heurté très tôt aux angles aigus de l’existence. Mais les conjonctures sinistres lorsqu’elles n’écrasent pas rendent plus fort.

Entré dans la vie active très jeune par nécessité, Richard PHILIPPE, s’il a vu sa scolarité avortées dans l’œuf, ne manquant ni de courage ni de volonté, instruit à l’école de la rue, a su tirer partie de toutes ses expériences.

Professionnellement, ce furent les emplois formateurs, l’apprentissage du terrain, des cours du soir, de la vraie vie âpre, parfois décourageante, mais comme la fortune ne sourit qu’aux audacieux, il devient cadre dirigeants aux responsabilités multiples. Cependant en cette fin de XXème siècle l’époque est rude, les délocalisations sont monnaie courante et c’est le licenciement et le chômage.

Une fois encore il va rebondir, passer des concours et entrer dans la fonction publique territoriale où il parviendra à bâtir une seconde carrière. Il est aujourd’hui ce que l’on pourrait appeler l’archétype d’un autodidacte.

Parallèlement à ces activités Richard PHILIPPE est curieux de tout, ouvert à ce qui l’entoure, il gère travail, famille, loisirs ainsi que sa passion pour les mots qui va le conduire à devenir administrateur de sites d’écritures. Il s’appuie sur ses voyages et son vécu personnel atypique pour nourrir des écrits sans concessions. Auteur de nombreuses nouvelles, il en publiera un recueil : Délires d’insomniaque. S’intéressant à la généalogie, il publiera également un essai généalogique : Un nom au gré du temps. Un premier roman : Des anges en enfer affirmera cette soif d’écrire.

Il continue son chemin dans le milieu fermé et rempli d’embûche de l’édition avec la parution en 2011 d’un roman noir : Mortelles rencontres et prépare actuellement un cinquième roman.

 Michel LOUDE

Docteur ès lettres – Chercheur au CNRS, président de l’UERA

 

 

Mon travail d'écriture...

  lyon.jpgLes questions qui reviennent souvent sont : pourquoi j’écris ? Et comment j’en suis arrivé là ?

Pourquoi est-ce que j’écris ? Je reconnais que rien ne fut programmé à l’avance. Pas de parcours particulier me prédestinant à cet exercice, pas la moindre relation avec ce milieu m’ouvrant ainsi quelques portes à point nommé. Cela c’est fait par hasard.

Initialement j’intervenais sur des sites web où l’écris prenait le pas sur la parole. En 2003, je suis devenu webmaster sur un site d’écriture et peu à peu, j’ai pris un réel goût pour l’écriture en rédigeant des nouvelles tandis que je réalisais en marge un essai généalogique destiné à mes enfants.

En 2008, une nouvelle est devenue un roman « Des anges en enfer » et j’ai franchi le pas.

Je sais qu’il est d’usage de faire initialement étalage de références littéraires afin de situer son cheminement par rapport aux autres, mais en ce qui me concerne, mes références sont essentiellement de vieux romans « de gare » de la série noire que je dévorais ado. Les « ambiances » de films français des années 60 avec monsieur Gabin, Lino Ventura, Blier... C’est Audiard, c’est Monsieur Frédéric Dard.

Aujourd’hui encore, à part Maxime Chattam, je ne lis pas les auteurs en vogue. Je préfère de loin dénicher un vieux livre poussiéreux sur un rayon pour retrouver cette magie qui semble avoir disparue au profit de l’autobiographie, voir des ragots. Un voyeurisme déroutant et malsain.

A présent je reconnais qu’écrire est devenu pour moi un exutoire. Une soupape de sécurité. Un moyen d’évasion, une façon de ne pas me faire dévorer par un système qui rend les gens passifs. Je m’évade ainsi du quotidien. Je pars avec les personnages que je crée. Ils ne me quittent plus, sont omniprésent, et bien au-delà du mot fin, il demeure vivant en moi.

Une histoire devient vite un monde parallèle qui vous absorbe…

Pour chaque récit il y a au départ un fait divers, un événement ou un souvenir puisé dans mon vécu, dans la rue, le monde ouvrier, lié à mes rencontres, à des ambiances, des lieux. Selon mes besoins, j’effectue en amont des recherches ciblées afin de coller au plus près de la réalité et je réalise un cadre vague puis les idées arrivent au fur et à mesure, me faisant parfois prendre de surprenants détours sur une histoire en cours.

Lorsque qu’une idée survient, je la note, puis je rédige un premier jet le soir, la nuit, ce qui comble mes insomnies. Ensuite la mise en place s’effectue progressivement ainsi que l’énorme travaille de relecture. Et il faut reprendre encore et encore, jusqu’à ne plus parvenir à relire. Alors je mets le texte de coté pour évacuer et je le reprends plus tard.

Comme le temps me manque puisque je travaille, je dois condenser mes périodes d’écriture, ce qui me demande une bonne organisation et une rapidité d’exécution. J’envie d’ailleurs les auteurs qui prétendent s’astreindre à X pages ou X heures par jour… Pour ma part, je dois m’adapter en fonction de mes disponibilités, ce qui n’est pas toujours facile et rallonge les délais fixés.

Ecrire est un plaisir qui demande des sacrifices.